Le rebozo mexicain : honorer une tradition ancestrale
- Christina Karteris

- 11 mai
- 3 min de lecture

Rebozo : Une transmission reçue, pas appropriée
Je veux commencer par dire quelque chose d’essentiel : je ne prends aucun crédit pour ce rituel.
Le rebozo est une transmission ancestrale profondément enracinée dans la culture mexicaine, et c’est avec un immense privilège que j’ai reçu cet enseignement lors de ma formation avec Collective Rebozo à Montréal.
Très rapidement, j’ai compris que ce n’était pas simplement un outil… mais une histoire, une médecine, une sagesse portée par des générations de femmes.
Durant la formation, nous avons appris ses origines, les traditions qui l’entourent et ses fondements dans la médecine traditionnelle mexicaine. Et ça a complètement transformé ma vision.
Si j’écris aujourd’hui, c’est parce que le rebozo est encore peu connu — et même lorsqu’il l’est, sa profondeur et son histoire sont souvent oubliées.
Mon intention est simple : l’honorer, et te montrer comment je l’intègre avec conscience dans ma pratique.
Une médecine ancrée dans l’équilibre
Le rebozo fait partie d’une vision profondément holistique de la santé, où le corps, l’esprit et l’environnement sont indissociables.
Dans cette approche, la grossesse est vue comme un état « chaud », alors que le post-partum est considéré comme « froid », un moment où le corps s’ouvre et devient plus vulnérable. Les soins visent alors à ramener chaleur, soutien et équilibre.
Mais ce que j’ai compris surtout, c’est que ce n’est pas quelque chose qu’on improvise. La profondeur du soin vient de la transmission.
C’est pour ça que je trouve essentiel de se former auprès de personnes ancrées dans cette culture, comme chez Collective Rebozo, où les enseignements sont portés avec respect et authenticité.
Même chose pour le rebozo lui-même. Aujourd’hui, on en retrouve partout, mais un véritable rebozo est tissé à la main, au Mexique, par des artisans qui perpétuent un savoir-faire ancestral.
C’est pourquoi je privilégie des rebozos issus de commerce équitable, qui soutiennent directement les femmes et les familles qui les créent. Collective Rebozo en propose d’ailleurs dans cette optique.
Parce que derrière chaque rebozo… il y a une histoire.
Un outil puissant au cœur de ma pratique
C’est pour toutes ces raisons que je suis tombée en amour avec cet outil.
Sa douceur. Sa puissance. Sa profondeur.
Aujourd’hui, je l’intègre principalement en périnatalité.
Je l’utilise dans mes soins de massage, où je termine avec une manteada, un bercement au rebozo qui vient apaiser profondément le corps et le système nerveux.
Je l’intègre aussi dans mes accompagnements à la naissance, notamment lors de la dernière rencontre prénatale, pour aider à relâcher et se déposer avant la naissance.
Pendant l’enfantement, il devient un allié précieux pour soutenir le corps : positions, suspensions, points de pression.
Et en postnatal, j’offre la cerrada, un rituel de fermeture du bassin, pour aider le corps à se rassembler après l’ouverture de la naissance. Ce soin est inclus dans mes visites postnatales, mais peut aussi être reçu à la carte.
Parce que les mamans méritent autant — sinon plus — d’attention et de soins que leur bébé dans cette période de transformation.
Un soin… mais surtout une présence
Au-delà des techniques, le rebozo est une invitation à ralentir, à se déposer, à être soutenue.
C’est un rappel que dans les grands passages de la vie… on n’est pas faite pour être seule.
Et si cette tradition traverse le temps, c’est parce qu’elle répond à quelque chose de profondément humain : le besoin d’être accompagnée avec douceur, présence et respect.



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